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D'après
les plus récentes données de l'archéologie,
les débuts de l'homme primitif, dans les Vosges, ne remonteraient
pas à la période quaternaire ou, du moins, s'il existait
quelques rares types de la race préhistorique, ils ne purent résister,
ni sans doute se mélanger aux occupants successifs : Celtes, Germains,
Romains, d'où est sortie la population mixte actuelle. |
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A
cette époque, dans les " finages " où sont actuellement
agglomérés Genazeville (berceau de Granges), Granges (le
centre), le Bas-de-Granges, le Cours-de-l'Aître, les Paires, les
Cherrières, les Voids, surgirent successivement mais lentement,
les premiers groupes d'habitants, qui furent de bonne heure désignés,
dans leur ensemble, sous le nom de Gringeaux (Granges gringe, en langage
du temps).
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Cette
dénomination s'explique aisément : copieusement arrosée
sur les bas-côtés longeant, au sud-ouest, la montagne des
Baumes et, à l'opposé, celles du Tayon, du Palon et de la
Moulure ; par les crues quasi-périodiques de la rivière,
dues aux pluies automnales et à la fonte des neiges, la large vallée
était abondamment fournie d'herbages et de tendres arbrisseaux.
D'où l'élevage, réunis par groupes d'habitations,
d'assez forts troupeaux des espèces bovines, caprines, porcines,
etc
, de canards, oies, qui nécessitaient l'établissement,
sur les points hauts (axe de la vallée), de vastes écuries
et engrangements.
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